Dans une adresse solennelle à la nation, le Premier ministre haïtien, Alix Didier Fils-Aimé, a réaffirmé la détermination de l’État à lutter « sans relâche » contre l’insécurité qui gangrène le pays. Le chef du gouvernement a assuré que les autorités entendent démanteler les gangs armés, reprendre le contrôle des territoires perdus et restaurer la confiance au sein de la population.
Affichant un ton ferme, Alix Didier Fils-Aimé a déclaré qu’il ne céderait ni face aux groupes armés, ni face aux criminels en col blanc, ni face aux réseaux bénéficiant de l’impunité. « Le temps de l’impunité est révolu », a-t-il martelé, promettant une action déterminée contre toutes les formes de criminalité.
Reconnaissant les souffrances de la population, le Premier ministre a dit mesurer « les blessures infligées par la violence, l’angoisse des familles et l’espérance meurtrie de la jeunesse ». Il a admis que l’insécurité demeure un défi majeur et qu’elle a empêché l’organisation des élections dans les délais initialement envisagés. Pour autant, a-t-il insisté, la République ne peut céder « ni au découragement ni à la division », appelant à un sens accru de l’État, à la lucidité et à la fermeté, guidés par l’intérêt supérieur de la nation.
S’adressant directement aux Haïtiens, Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que la transition en cours n’est pas achevée, mais que sa mission reste claire : rétablir la sécurité et organiser des élections afin de permettre à chaque citoyen de choisir librement ses dirigeants. Il a assuré que son gouvernement « n’ira pas en arrière » et qu’il mènera son action « jusqu’au bout du devoir ».
Sur le terrain sécuritaire, le Premier ministre a annoncé une mobilisation totale des forces de l’ordre. La Police nationale d’Haïti, les Forces armées d’Haïti et la task force conjointe agiront, selon lui, « avec rigueur, coordination et continuité », sans relâche, jusqu’à ce que les familles puissent vivre en paix. Il a également promis que toutes les structures de l’État seront mises à contribution pour l’organisation d’élections inclusives et le transfert du pouvoir à des dirigeants librement élus.
En conclusion, Alix Didier Fils-Aimé a lancé un appel à l’unité nationale, estimant que sécurité et dignité doivent avancer de concert. « Nous ne pourrons réussir seuls », a-t-il déclaré, invitant les forces vives de la nation à une mobilisation collective pour sauver le pays et reconstruire l’État.
Jefferson Bonissant
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